Titanic: La découverte de l’ épave du Titanic
découverte de l’ épave du Titanic:
Après plusieurs expéditions infructueuses, l’ épave du Titanic qui avait sombré le 14 avril 1912, au large de Terre-Neuve, est retrouvée le 1er septembre 1985. Gisant par plus de 3700 mètres de profondeur, dans l’obscurité totale, le Titanic est localisé par une équipe franco-américaine. L’exploration visuelle du fond de l’océan étant impossible à cette profondeur, c’est la technologie acoustique, soit un système de sonar à balayage latéral, qui est employée, comme le précise Georges Drapeau, de l’Institut d’océanographie de Rimouski.
L’exploration est d’un grand intérêt pour la recherche océanographique. Il s’agit d’un test pour développer de nouveaux appareils destinés aux missions scientifiques dans les plaines abyssales. Avec le perfectionnement de la technologie acoustique, il est possible d’avoir une idée précise du fond océanique et de traiter cette information, de l’analyser. Jusqu’à ce jour, de nombreux objets sont toujours prisonniers de l’épave, notamment le fameux coffre fort contenant des bijoux dont la valeur est estimée à 300 millions de dollars.
En août 1985, une équipe franco-américaine emmenée par le professeur Robert Ballard décide de partir à la recherche du Titanic. Cette quête, entreprise plusieurs fois depuis le naufrage, s’est toujours soldée par un échec. Composée des 25 meilleurs spécialistes de l’océanographie et dotée des moyens de recherches les plus performants, la nouvelle mission prend position à 600 km de la pointe sud-est de Terre Neuve. C’est là, quelque part, que le paquebot a sombré lors de son voyage inaugural, le 14 avril 1912. Après une recherche au sonar, les chercheurs envoient l’Argo scrupter le fond de l’Atlantique. Le 1er septembre, le petit robot sous-marin découvre les vestiges d’une chaudière. Après 73 ans de mystère, le Titanic est retrouvé. Il gît à 3780 mètres de fond à 41°43′ Nord et 49°56’Ouest, soit à plus de 25 km de sa position supposée. Les jours suivants, l’équipe localise les reste du paquebot, brisé en deux lors de son naufrage.
Confirmation des thèses du naufrage du Titanic et dégradation de d’épave L’étude de la coque permettra de confirmer les thèses évoquées pour expliquer le naufrage. Lors de la collision avec l’iceberg, il n’y a pas eu une seule brèche mais plusieurs déchirures (6 au total sur une plongueur de plus de 70 mètres). On estime que 7 tonnes d’eau par seconde se déversaient dans les 6 compartiments touchés, rendant les pompes d’assèchement inefficaces. Comme on le sait, l’absence de ponts étanches n’empêchera pas l’eau de passer au dessus des cloisons et le navire coulera en quelques heures.
La structure de la partie avant, malgré la pression à 3700 mètres de profondeur et la puissance du choc lorsqu’elle a touché le fond, est encore parfaitement reconnaissable. La coque est toutefois rongé par des mico-organismes qui dévorent, selon les estimations, 45 kg de fer par jour. La dégradation de l’épave s’est accélérée ces dernières années, notamment en raison de la multiplication des pillages et des plongées à but touristiques ou cinématographiques. C’est ce qu’a constaté l’année dernière l’équipe de Robert Ballard qui est retourné sur les lieux. Le nid-de-pie, encore visible en 1985, a été totalement détruit par les bactérie. En 1986, le Congrès américain a classé l‘épave du Titanic Mémorial Maritime, en hommage aux 1500 victimes de la catastrophe.
0 Commentaire
Vous pouvez etre le premier a laisser un commentaire.